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PELE-MELE

des ouvrages, des sites sur des thèmes variés

B, comme... Biographies

D, comme... Deuil , Différence 

 

E, comme... Ecole

 

F, comme... Famille , Foi et/ou croyances  

H, comme... Handicap , Histoire

 

M, comme... Maladie et/ou Mort

P, comme... Pèlerinages, Prendre soin
Prière
T, comme... Témoignages de vie

V, comme... Vie

* Les annonces paraissant sur ce site résultent du choix de Google et non de celui de l'auteur

        BIOGRAPHIES

Jean-Paul II intime ( Biographie - Caroline Pigozzi - Ed. Robert Laffont)

Journaliste à Paris-Match, Caroline Pigozzi a eu le privilège de rencontrer souvent Jean-Paul II, de parler avec lui, de l'accompagner dans ses voyages. Son témoignage sur la vie quotidienne de Karol Wojtyla éclaire, à sa façon, la forte personnalité de ce pape hors du commun.

 

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DEUIL

          


Une promesse

Une Promesse ( Sorj Chalandon - Ed. Livre de Poche, 2008)

   Lucien Pradon, dit " le bosco ", tient un café dans un petit village de la Mayenne. Tous les jours s'y retrouvent ses six fidèles amis. À chaque fois, Lucien offre à l'un d'eux, à tour de rôle, le " verre de la promesse ".
   Quelle promesse ?...
   Tout au long du roman, nous serons transportés alternativement dans le café du bosco et dans une maisosn à l'entrée du village. Cette maison aux volets fermés, Lucien et ses amis y viennent régulièrement, chacun à un jour précis de la semaine. L'un ouvre fenêtres et volets pour aérer la maison, l'autre y apporte un bouquet de fleurs qu'elle dispose sur la table... À chacun son " devoir ".
   Un roman plein de sensibilité et de poésie, qui traite avec beaucoup de délicatesse le thème du deuil et du souvenir, à travers des personnages attachants.

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      DIFFÉRENCE


Détails sur le produit

Tels des astres éteints ( Roman - Léonora Miano - Ed. Plon, 2008 )

  Ce roman ne raconte pas seulement l'histoire de ses trois principaux personnages. Il nous livre aussi une réflexion profonde, un questionnement sur l'identité des Noirs, qu'ils soient venus vivre en Europe ou qu'ils soient restés sur la " Terre Mère ". L'histoire des trois personnages ne semble être que prétexte à la réflexion, qui prend le pas sur la fiction, nous donnant différents points de vue sur l'identité, le passé et le devenir de cette Terre, aujourd'hui déchue, et de ses enfants.
  Amok et Shrapnel sont nés en Afrique. Amandla vient de Guyane. Tous trois habitent une grande ville européenne et vivent, chacun à leur manière, l'emprisonnement où les met la couleur de leur peau. Cette couleur de peau qu'ils ont en commun influe sur leur rapport au monde, marqué par le rapport colonisateur-colonisé.
  Amok a quitté sa famille qu'il n'a volontairement plus revue depuis son départ. Il a organisé sa vie de façon à ne pas penser. Il souffre de ses origines qui l'étouffent et il n'arrive pas à trouver un sens à sa vie.
  Amandla et Shrapnel, au contraire, luttent pour retrouver une identité. Amandla a pour ambition de de redonner à Kemet, l'Afrique, la noblesse de ses origines remontant à la glorieuse histoire des pharaons d'Égypte. Elle veut que les kémites relèvent la tête et ne se comportent plus en opprimés, mais qu'ils se reconstruisent, en retournant à leur terre.
  Shrapnel, lui, qui est tombé amoureux d'une blonde aux yeux bleus, rêve d'un peuple noir uni qui garde sa fierté tout en assumant sa dispersion à travers les continents.
  Fierté, révolte, désespoir... Cet emprisonnement où la met le regard des " babyloniens " ( les européens ), cet emprisonnement où elle se met, ne croyant plus en elle-même, l'Afrique peut-elle le dépasser pour reconnaître sa propre valeur ?  Ces astres aujourd'hui éteints pourront-ils retrouver leur éclat ? 
  C'est la douloureuse question que pose ce roman qui interroge sur l'identité et la valeur des africains, mais aussi sur l'identité et la valeur de tout être humain, quelle que soit sa couleur de peau.
  " Du long de la frontière qui est notre destinée, nous ne devrions pas avoir à choisir. Nous devrions nous dresser pour brandir notre science : le meilleur de l'un et l'autre monde. Là où poussent nos racines, nos branches ne sont pas là. Là où s'étendent nos branches, il n'y a pas de limite. En principe. Il n'en est pas ainsi, puisque les mondes en nous se touchent et demeurent disjoints. (...)
  C'est à la couleur de connaître sa place ".

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        ÉCOLE

L'Ecole d'Inès (petit guide - P. Ramos, M-T. Ramos - Ed. Soline / Les Deux Souris)

Pour préparer un enfant qui commence à aller à l'école (ou qui va y aller), l'auteur et l'illustrateur montrent de façon intéressante en quoi consiste la vie à l'école (apprendre à compter, à lire, à dessiner, à jouer de la musique, jouer dans la cour...) et quelles sont les bonnes habitudes à prendre...

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         FAMILLE
 

 

 

Le Livre de notre famille ( Documentaire - Sylvie Baussier, Jérome Ruillier - Ed. La Martinière jeunesse)

Ce livre sera particulier à chaque famille. En effet, c'est l'enfant qui y écrira ou dessinera pour parler de sa vie, de sa maison, pour mieux connaître ses parents aussi (leur enfance, leurs goûts...). Des espaces d'écriture également pour chaque membre de la famille. Bon moyen pour dialoguer... On trouvera enfin une partie documentaire sur l'histoire des noms, la généalogie, l'évolution de la famille en cent ans...

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Web

 

Associations Familiales Catholiques (Site internet)
http://www.afc-france.org/

 

        FOI et /ou CROYANCES

 

L'Evangile selon Pilate

L'Evangile selon Pilate (roman de Eric-Emmanuel Schmitt - Ed. Livre de Poche, 2002)

   Nous avons là deux narrateurs et deux récits inédits sur Jésus.
   Le premier tiers de l'ouvrage, prologue intitulé "Confessions d'un condamné à mort le jour de son arrestation", est un flash-back sur la vie de Jésus racontée par lui-même, doutant de lui et de son destin, exprimant ses sentiments, notamment lors des dernières heures précédant son arrestation. On peut retenir, entre autres, ce passage évoquant le dernier repas avec ses disciples :
   "Je réunis donc les douze disciples les plus anciens. Mes mains et mes lèvres tremblaient car moi seul savais que nous étions réunis pour la dernière fois. Comme tout Juif, en bon chef de maison, je pris le pain, le bénis avec mes prières et l'offris à mes convives. Puis, tout aussi ému, je bénis et distribuai le vin :
   -Pensez toujours à moi, à nous, à notre histoire. Pensez à moi dès que vous partagez. Même quand je ne serai plus là, ma chair sera votre pain, mon sang votre breuvage. On est un dès que l'on s'aime"
  
Le second récit, comme l'indique le titre du livre, est celui de Pilate qui relate, dans des lettres écrites à son frère, les dernières heures de la vie de Jésus après son arrestation, puis les jours qui ont suivi la crucifixion. Il nous livre ses sentiments face à cet homme qu'il n'a pas envie de condamner, ne trouvant rien à lui reprocher. Puis sa révolte contenue lorsque la foule choisit de faire libérer Barrabas plutôt que Jésus. Ensuite, ses réactions aux premiers bruits sur la résurrection. Craignant un soulèvement du peuple, il cherche à retrouver à tout prix le cadavre, cette histoire de résurrection ne pouvant être - selon lui, avec sa logique de gouverneur romain - qu'une mystification. Les preuves recherchées n'arrivant pas, et son épouse Claudia étant tout acquise à la cause du Ressuscité, Pilate se trouble et il se pose beaucoup de questions sur ces événement récents, sur le bien, le mal, la vanité du pouvoir politique et l'essentiel de la vie. Il ne demanderait qu'à voir pour croire :
   "Mais que voudrait-elle [Claudia] que je croie ? Je n'ai rien vu. Elle, elle a vu. Moi non."
  
Observant la vie des disciples du Christ, il remarque qu'en plus du poisson ils ont pris la croix comme signe de reconnaissance :
   "Ils n'ont pas tort. Même si le signe est horrible, c'est sur la croix que Yechoua nous manifesta l'essentiel [...] avoir le courage d'aimer".
   Nous est-il vraiment étranger, ce Pilate à qui l'auteur prête ce mélange de doute et d'incrédulité, mais aussi d'envie de croire ?...

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Comment je suis redevenu chrétien (Témoignage - Jean-Claude Guillebaud - Ed. Albin Michel, 2007)

Dans cet ouvrage l'auteur, journaliste, retrace son cheminement depuis de nombreuses années. Au départ de cet itinéraire, le sentiment d'injustice, ressenti de façon plus intense que jamais, à la suite d'un reportage dans un pays en guerre.
Regrettant que les croyances chrétiennes soient si souvent tournées en dérision, il s'appuie sur l'Histoire, sur ses lectures, pour montrer que le christianisme, héritier du judaïsme, va dans le sens de l'épanouissement de l'être humain :
Je ne suis pas très sûr d'avoir intimement la foi, mais je crois profondément que le message évangélique garde une valeur fondatrice pour les hommes de ce temps. Y compris ceux qui ne croient pas en Dieu. Ce qui m'attire vers lui, ce n'est pas une émotivité vague, c'est la conscience d'une fondamentale pertinence".

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Le Moine et la psychanalyste (Roman Marie Balmary - Ed. Albin Michel 2005)

Ruth, gravement malade, est en convalescence en moyenne montagne, dans le chalet d'une amie journaliste, Noémie. C'est là qu'elle rencontre Simon. A vrai dire, cette rencontre a été organisée par Noémie. Bien que réticente au départ Ruth, la psychanalyste juive agnostique, accepte d'échanger avec Simon, le moine catholique. Dialoguant en vérité, ils confrontent leurs points de vue. Ruth compare à un ogre ce Dieu qui demande à Abraham de sacrifier son fils. Mais ce n'est pas non plus en ce Dieu-là que croit Simon car, dit-il, l'idée d'un tel Dieu résulte d'une fausse interprétation des Ecritures. Au fil des rencontres, leur dialogue se fait de plus en plus profond. Elle avec l'éclairage de la psychanalyse, lui avec celui de la foi, tous deux avec leurs références culturelles (Abraham, Jésus, Mozart, Rimbaud...), ils finissent par se rejoindre sur le chemin de l'humanité la plus profonde, là où se vivent les vraies rencontres, naissant du désir de la rencontre et prenant de l'épaisseur au fur et à mesure que se conjugue le verbe croire. Découverte de la vraie dimension de l'homme, découverte de la divinité qui se révèle dans cet espace de relation vraie entre les hommes.
Cette fiction est inspirée des dialogues réels de l'auteur avec le moine Marc-François Lacan, frère de Jacques Lacan.

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LE DIEU DE JESUS, Jacques Duquesne

Le Dieu de Jésus (Jacques Duquesne - Ed Desclée de Brouwer,  1e parution en 1997)

Dans cet ouvrage, Jacques Duquesne va à l'encontre de bien des conceptions et fausses images de Dieu. Le Dieu révélé par Jésus-Christ est tout autre que ce que l'on pense souvent.
Dieu n'est pas le "tout-puissant" au sens où on l'entend habituellement. Dieu est tout-puissant d'amour. Il a créé l'homme libre et il l'aime d'un amour fou. Cet amour est allé jusqu'à l'Incarnation et la mort sur la Croix.
Le "sacrifice de la Croix" a été trop souvent mal interprété. Si Jésus est allé jusqu'à la passion et la mort, ce n'est pas parce que la souffrance a une valeur en soi. Jésus est mort parce que, par amour pour l'humanité, il est allé jusqu'au bout de sa mission, malgré les risques de mort encourus à cause de l'incompréhension et du refus de son message. Dieu n'est pas "complice de l'assassinat de son Fils", Il n'a pas voulu sa mort en échange du rachat de l'humanité.
Et pourquoi le rachat ? A cause du péché originel ?... L'auteur bouscule encore cette notion qui ferait admettre que des innocents subissent la malédiction de Dieu suite à la faute originelle d'Adam et Eve. "Le seul début d'explication à cette question réside dans le fait que la création est inachevée, que l'homme est inachevé. Le malheur existe parce que l'histoire n'est pas terminée". Et cette histoire, cette création, c'est à l'homme de la continuer en collaborant à l'oeuvre de Dieu jusqu'à son achèvement.
"L'Incarnation est le coeur de tout, elle dit tout. Elle dit qu'il y a de Dieu dans l'homme mais aussi qu'il y a de l'homme en Dieu. De l'homme, donc de l'imparfait". Dieu prend le risque de faire confiance à l'homme.
Mais, si "l'amour de Dieu est patient", il est aussi exigeant. Il va jusqu'à dire "Aimez vos ennemis".
Décidément, le Dieu dont nous parle ici Jacques Duquesne "restera à jamais surprenant", car c'est un Dieu qui s'abaisse à descendre "pour faire remonter avec Lui toute l'humanité, toute la Création".  



L'ART DE CROIRE / FROSSARD André / Grasset


L'Art de croire (André Frossard - Ed. Grasset, 1e parution en 1979)

Voilà près de trente ans qu'André Frossard avait publié cet ouvrage. En le redécouvrant, on voit qu'il n'a rien perdu de son intérêt.
Reprenant, une à une, les phrases du "Je crois en Dieu", l'auteur, dans un langage à la fois poésie et prière, livre son cri de foi de converti, cri de foi en ce Dieu qu'il a rencontré alors qu'il ne le cherchait pas, cri de joie devant l'évidence de l'Amour qui sauve l'homme.

   "Mon Dieu, mon Dieu, qui eût pensé que Vous étiez ainsi ?
   Comment aurions-nous jamais su que Vous étiez attentif au si peu que nous sommes,
   que Vous entendez la prière du publicain saisi par le trac derrière son pilier,
   que votre main s'ouvrait sous le passereau tombé,
   que Vous aviez vu rouler sous le lit la pièce d'argent de la pauvre femme ?
   Comment aurions-nous deviné que l'éternité se résilie dans l'éphémère, que le sublime subit l'attraction de l'indigence, et que pour Vous le bon ordre du monde va de degré en degré de l'assourdissante profusion de l'être à l'ultime dénouement, où rien ne reste, que l'amour,
   comment l'aurions-nous su, si Vous n'étiez pas venu nous le dire Vous-même ?

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Jésus de Nazareth (Réflexion - Joseph Ratzinger/Benoît XVI - Ed. Flammarion 2007)

Benoît XVI nous livre, dans cet ouvrage, le fruit de sa réflexion sur le Jésus de Nazareth qu'il a découvert au cours de son cheminement personnel et de la fréquentation de l'Evangile. Alors que le "Jésus des historiens" semble s'éloigner de plus en plus du "Jésus de la foi", Benoît XVI nous rappelle que ce que le Christ a apporté au monde, c'est Dieu. Par lui, nous connaissons Dieu et nous pouvons désormais nous adresser à lui.
Ce premier tome concerne la période allant du baptême dans le Jourdain à la Transfiguration. Nous y sommes invités à réfléchir sur le baptême de Jésus, les tentations de Jésus, l'Evangile du Royaume de Dieu, le Sermon sur la montagne, la prière du Seigneur, les disciples, le message des paraboles, les grandes images de l'Evangile de Jean, la confession de foi de Pierre et la Transfiguration, les affirmations de Jésus sur lui-même.

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Portrait de Marthe Robin (biographie - Jean Guitton - Ed. Grasset)

Marthe Robin naît en 1902 et ne quitte jamais la maison paternelle, une ferme entre Cévennes et Vercors. A partir de l'âge de seize ans, elle est plusieurs fois gravement malade. Puis elle reste paralysée jusqu'à sa mort en 1981 : trente années pendant lesquelles, à part l'hostie qu'elle reçoit une fois par semaine, elle n'absorbe aucune nourriture ni boisson. Trente années au cours desquelles elle ne dort pas et connaît, tous les vendredis, les souffrances de la Passion dont elle porte les stigmates.
C'est par l'intermédiaire d'un médecin athée, très marqué par Marthe, que Jean Guitton, philosophe et écrivain, la rencontre. Il nous livre son portrait.
Au fur et à mesure de l'aggravation de sa maladie, Marthe fait preuve de toujours davantage de renonciation, offrant toutes ses souffrances.
Décrivant la maison de Marthe, l'auteur évoque les nombreux visiteurs qui se sont succédé pendant des années pour chercher auprès d'elle des conseils. Il décrit sa voix si expressive et sa façon d'être présente à chacun :
" Ce mot banal de 'présence' avait en elle sa plénitude de sens. Elle était, quoique mourante et solitaire, présente à tout et à tous, et d'autant plus qu'elle était, par son corps évanoui, absente de tout et de tous ".
Pleine de sensibilité, elle savait aussi écouter et parler à ses visiteurs avec beaucoup de délicatesse mais aussi avec autorité. Elle mettait chacun en lien avec l'Essentiel : " Le salut d'autrui concernait sa propre existence. Le conflit du bien et du mal n'était pas pour elle, comme il est pour nous, un spectacle. C'était une bataille où elle était exposée en première ligne ".
L'auteur nous rapporte également quelques "dictées" de Marthe, soit des lettres en réponse au nombreux courrier qu'elle recevait, soit des écrits mystiques ou des prières. Il consacre un long chapitre à l'étude de l'expérience mystique de Marthe, à la lumière de philosophes comme Bergson ; il compare l'expérience de Marthe à celle d'autres grands mystiques et étudie la question du normal et de l'anormal, de la bilocation, du Temps et du miracle. L'auteur dit aussi qu'il est difficile de parler de Marthe sans employer les mots "sang", "sacrifice", "immolation" ; dans ce chapitre, il décrit la façon dont Marthe vivait, chaque vendredi, la Passion et, chaque mardi, la communion ; il souligne la simplicité de Marthe qui vivait ces événements extraordinaires dans un cadre tout à fait ordinaire, au milieu des bruits quotidiens de la maison et de la ferme. " C'était chez elle et autour d'elle un entrelacement du grand et du petit, du haut et du bas, du familier et du sublime ".
Simplicité toujours lors de l'entretien sur les stigmates ; Marthe n'avait jamais entendu parler de ce mot : " Marthe n'était pas philosophe ou théologienne : elle ne pensait pas son sacrifice. Elle le vivait " .
Dans les derniers chapitres de l'ouvrage, l'auteur développe ce qu'il a pu, en observant Marthe et en parlant avec elle, appréhender de l'au-delà, de Lucifer, de la mort.
Enfin, il envisage les perspectives ultimes en considérant "l'évolution de l'humanité, depuis son commencement à sa terminaison possible".

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        HANDICAP

 

Clément 21 (album - Morgane David - Ed. Hatier / Coll. Ethique et toc)

Cet album met en scène Matthieu, un garçon de 8 ans environ. Le jour où, pour la première fois, il doit accompagner à l'école  Clément, son petit frère trisomique, il a honte. Et tous les enfants se moquent d'eux à cause du visage de Clément, qui leur semble bizarre. Mais bientôt ils se rendent compte que Clément, avec les histoires qu'il raconte, est capable de les faire rêver. Ils cessent alors leurs moqueries et trouvent que c'est bien de jouer avec Clément qui, lui aussi, est un enfant, même s'il est différent. 
Un bon moyen d'aborder avec les enfants la question du handicap mental et de l'exclusion. 

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        HISTOIRE


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La Part de l'autre ( Eric-Emmanuel Scmitt - Ed. Livre de Poche 2007 )

Nous sommes en 1908. Adolf Hitler est recalé au concours des Beaux-Arts. Quelle aurait pu être sa vie s'il avait été reçu ?
A partir de ce fait, l'auteur va raconter en parallèle la vie d'Hitler qui n'entrera pas à l'école des Beaux-Arts et celle d'Adolf H. qui, lui, y sera admis.
Une même enfance en commun, mais deux vies complètement opposées. Tous deux seront soldats au front en 14-18. Là commence à se dessiner leur différence à travers leur état d'esprit face à la guerre. Puis Hitler sera un peintre raté vivant en marge de la société jusqu'au moment où il va entrer en politique.
Avec lui, Adolf H. a en commun, au début de sa vie adulte, le même problème par rapport à la sexualité et la difficulté à fréquenter les femmes. Cependant, à la différence d'Hitler qui "l'ignore superbement", Adolf H. reconnaît ce problème et, avec l'aide de la psychanalyse, arrive à le dépasser et vivre sa sexualité. Il deviendra un grand peintre puis enseignera aux étudiants des Beaux-Arts.
Un double-portrait qui nous montre comment les parcours d'Hitler et d'Adolf. H. vont diverger.
Un roman historique mettant en parallèle des conceptions antagonistes de la nation, de la liberté, de la guerre, de l'homme...
Un roman psychologique qui nous fait entrer au coeur de chacun des deux personnages :
- l'un, le névrosé et le monstre assoiffé de pouvoir, plein de haine ; rien ne l'arrête, il n'a foi qu'en lui-même et se croit invincible ;
- l'autre, l'artiste, sensible, se posant des questions et se remettant en question ; il s'ouvre et "admet la part de l'autre dans la constitution de son destin".
Chaque être humain a dans le coeur une part d'ombre et, s'il ne sait s'ouvrir aux autres, il peut aller jusqu'à devenir un monstre. C'est ce qu' Eric-Emmanuel Schmitt nous dit à travers ce roman et dans "Le Journal de la part de l'autre", que l'on trouvera en fin d'ouvrage.

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Les Piliers de la Terre (roman - Ken Follett - Ed. Livre de Poche)

Dans l'Angleterre du XIIe siècle, l'auteur nous fait vivre l'histoire de Tom, le bâtisseur : ses difficultés à trouver du travail, ses malheurs, son amour, ses enfants, l'épanouissement enfin : ayant obtenu un chantier grâce à une communauté de moines qui l'ont accueilli avec les siens, il parvient à bâtir la cathédrale dont il rêvait depuis longtemps dans sa tête et dans son coeur.
Au-delà de l'histoire de Tom, l'auteur dessine aussi une immense fresque historique, très bien documentée, sur cette période du Moyen Age : la cruauté des assoiffés de pouvoir, la misère des petits, la famine, les guerres, la lutte entre certains des gens d'Eglise et les détenteurs du pouvoir temporel. On y découvre aussi la vie quotidienne de l'époque dans différentes couches de la société. Depuis l'Angleterre en passant par la France (Saint-Denis, Tours...) jusqu'en Espagne, nous mettons nos pas dans ceux des bâtisseurs de cathédrales, et des premiers marcheurs de Compostelle.
Sans cesse s'affrontent le bien et le mal mais la foi des hommes finit toujours par toucher le Dieu qu'ils prient.

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MALADIE et/ou MORT 




  Et après... ( roman - Guillaume Musso - Ed. Pocket, 2004 )

  Nous sommes à Manhattan, de nos jours. Nathan est un avocat réputé. Il vit seul dans son grand appartement depuis que Mallory, sa femme, l'a quitté, emmenant avec elle Bonnie, leur fille, qui a maintenant huit ans.
  Nathan souffre de cette séparation. Mallory, il la connaît depuis l'enfance. C'est la fille des patrons de sa mère, qui était femme de ménage. A huit ans, en voulant sauver la fillette alors qu'elle était tombée dans un lac, il s'était noyé. Mais, bien que mort cliniquement, il était revenu à la vie. Les années avaient passé et, malgré l'hostilité des parents de Mallory, ils s'étaient mariés. Mais Mallory l'a quitté, lui reprochant de faire passer son travail avant tout.
  Un jour, un certain Garrett Goodrich, médecin, se présente à son bureau. Rencontre étrange : il ne sait pas où veut en venir cet homme qu'il ne connaît pas. Lui, pourtant, semble en savoir beaucoup sur Nathan, y compris son divorce. Avant de le quitter, Goodrich prononce quelques phrases énigmatiques à propos des épreuves, auxquelles il faut se préparer tout en veillant à " ne pas se tromper de priorités dans la vie ".
  Puis c'est chez Nathan que se présente à nouveau Goodrich. Il vient le chercher pour l'emmener en haut de l'Empire State Building. Là, il lui fait remarquer un jeune homme dont il sait qu'il va mourir. Effectivement, moins d'une minute après, le jeune homme se tire une balle dans la tête.
  Nathan se pose de plus en plus de questions. Goodrich est-il fou, est-il dangereux ? Le lendemain, il décide d'aller le voir à l'hôpital où il exerce en tant que chirurgien et responsable d'une unité de soins palliatifs. Là, Goodrich lui dit faire partie des " Messagers " : sa mission est de " préparer ceux qui vont mourir à faire le grand saut dans l'autre monde "...

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Oscar et la dame rose - Eric-Emmanuel Schmitt

 


Oscar et la dame rose
( roman - Eric-Emmanuel Schmitt - Ed. Albin Michel, 2002 )

Oscar, dix ans, est hospitalisé et, atteint d'un cancer, ses jours sont comptés. Mamie-Rose, c'est ainsi qu'il l'appelle, est la "dame rose", une bénévole qui vient le voir tous les jours.
Oscar est conscient de son état et, depuis sa greffe de moelle osseuse ratée, il se sent coupable à cause du silence et de l'air gêné des soignants et de ses parents qui semblent le fuir.
Seule Mamie-Rose n'a pas changé ; elle ne lui cache pas la vérité et il peut parler avec elle. Elle le fait rire en lui racontant sa vie d'ancienne catcheuse, mais elle lui parle aussi de Dieu. Elle lui propose de vivre les douze jours qui vont suivre comme si chacun était dix années de sa vie, puis d'écrire à Dieu tous les soirs.
Pas très enchanté de la proposition au début, Oscar dit qu'on lui a déjà fait le coup du Père Noël ! Mais Mamie-Rose finit par le convaincre d'essayer...
A travers ces lettres et dans le langage de l'enfant parfois plein de drôlerie, l'auteur a l'art d'exprimer, sur un ton non larmoyant mais plein de tendresse, les sentiments de ce petit garçon. Peu à peu Oscar, grâce à Marie-Rose, et à Dieu, se sent moins seul et s'achemine, avec un peu moins d'angoisse, vers son dernier jour.

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La Mort intime (témoignage - Marie de Hennezel - Ed. Pocket)

Avec autant de simplicité que de profondeur, Marie de Hennezel évoque son expérience d'accompagnement des mourants dans un service de soins palliatifs où elle travaille en tant que psychologue. Ce livre est une grande leçon d'humanité car l'auteur, aussi bien que l'équipe soignante de ce service, est animée par un amour véritable et un profond respect de l'être humain, aussi dégradé semble-t-il par la maladie. La personne est prise en compte dans toute sa dimension : corporelle, affective, intellectuelle, spirituelle. Beaucoup d'humilité devant cette faiblesse dans laquelle peuvent se révéler tant de grandeur et d'amour. Naissance d'une lumière envahissant peu à peu les ténèbres de la souffrance pour ceux qui croient ou découvrent qu' " il y a en nous plus grand que nous ". Paradoxe de la solitude et de la communion de prière, de la souffrance et de la paix réunies, au moment où un être humain fait l'ultime passage, enveloppé d'amour.

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Derniers fragments d'un long voyage (témoignage - Christiane Singer - Ed. Albin Michel)

Plus que six mois à vivre... Qui imaginerait qu'une telle annonce puisse déboucher sur la vie ?
Et pourtant, après avoir appris d'un médecin qu'il ne lui reste que six mois, Christiane Singer commence à écrire son dernier livre. Et ce que l'on retient de ce journal qu'elle rédige au cours de ces "derniers fragments" d'existence terrestre c'est, bien sûr, la traversée de l'épreuve et toutes ces souffrances physiques d'un corps qui se voit privé peu à peu de ses fonctions vitales. Mais l'on est bien plus marqué encore par la lumière de cette vie spirituelle qui l'anime jusqu'au bout. Quelle force dans la faiblesse, quelle douceur dans la dureté de la douleur ! Très beau témoignage que nous laisse cette femme qui alimente sa vie intérieure à la source, à Dieu qui est Vie, qui est Amour plus fort que la mort.

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Préparer sa mort

 

Préparer sa mort (Nicolle Carré - Ed. de l'Atelier, 2001)

Nicolle Carré est psychothérapeute. Elle est atteinte d'une leucémie et, par deux fois, a failli mourir. Elle est aujourd'hui en rémission et elle témoigne de son vécu de la maladie et de l'approche de la mort. Elle nous dit les souffrances de la personne touchée par la maladie grave et sentant la mort approcher. Elle nous dit aussi combien, au cours de ces rudes et longues épreuves, elle a pu aussi approcher dans son mystère la vie  qui n'est que don.
Oui, curieusement, "Préparer sa mort" nous parle de vie :
" Emerveillée de vivre, je ne veux pas oublier la mort. Je veux parler de la mort. J'ai envie de parler de la mort comme ce que nous partageons tous. Elle nous lie mystérieusement les uns aux autres. Elle est notre commune condition [...]. Si je ne veux pas l'oublier c'est parce que j'ai éprouvé que seul le consentement à la mort donne à la vie sa plénitude. Au moment de perdre la vie, j'ai compris qu'elle ne m'appartient pas. Elle m'est donnée. A certains moments je sens que le secret de la vie, c'est qu'elle est donnée. Alors tout se simplifie. L'immensité d'un tel don, instant après instant, je ne peux que la recevoir, en totale confiance. Ma peur de la mort s'apaise lorsque j'entre dans ce mystère du don. Je pressens que l'inconnu de la mort c'est l'inconnu du don".
Merci, Nicolle Carré, pour ce témoignage : il nous aide à avancer... il nous guide pour mieux accompagner les malades, il nous guide pour mieux nous préparer... Il nous dit toute la joie et la tendresse trouvées en touchant l'humanité dans ce qu'elle a de plus profond.

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Parler la mort : des mots pour la vivre (témoignage - Léon Burdin - Desclée de Brouwer, 1997)

De celui qui "ne s'est pas vu mourir" on dit souvent : "Il a eu une belle mort". Ce n'est pas ce que pense l'auteur de cet ouvrage.
Léon Burdin prêtre et ancien aumônier des hôpitaux, nous transmet ici ce qu'il a appris de ces personnes qu'il a accompagnées jusqu'à la mort, et aussi de leurs familles. Ce qu'il nous livre est d'une richesse qui touche l'humanité dans toute sa profondeur.
L'objet de cet ouvrage est donc d'inviter à réfléchir à notre condition mortelle et à l'admettre, sans quoi il nous sera impossible d'accompagner ceux qui vont mourir. Comment parler de la mort ? Comment parler à celui qui va mourir ? Et comment, soi-même, se préparer à la mort ?
C'est par une alternance des fruits de sa réflexion et de récits d'exemples vécus que l'auteur nous livre l'essentiel : le "mourir", c'est-à-dire le fait de vivre sa mort en toute conscience auprès de l'entourage, n'est pas la "mort". C'est la possibilité laissée à la tendresse de s'exprimer - celle du mourant, celle de son entourage -, c'est le message fort qui va pouvoir se dire avec des paroles simples. Quand les proches ont dépassé l'angoisse d'aborder le mourant, combien il est naturel alors de s'approcher de lui, de mettre son regard dans le sien ou de lui prendre la main. Il n'y a plus alors d'appréhension, il n'y a que la tendresse de l'écoute, de la parole ou des gestes d'affection qui, dans leur simplicité, sont empreints de grandeur.
"Peu importe l'étiquette, peu importe la foi, peu importe le nom : pour moi, dans ces moments extrêmes où l'homme se voit mourir, comme une aspiration, venue du plus intime de son être, l'invite à s'élever [...] Expérience spirituelle - qu'on la nomme ou non ainsi - qui met l'homme debout et lui fait voir, comme une évidence, que la résurrection est là, mêlée à la mort. Et il est de la nature de cette expérience qu'elle se communique à l'entourage. La joie est aussi contagieuse que l'angoisse.
Les "belles morts" dont je me souviens sont celles où des paroles et des actes essentiels ont forcé le silence et fait naître le mourant et son entourage à la paix du coeur".

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Le Lien et la distance (essai - Claire Kebers - Ed. Racine)

Dans cet ouvrage l'auteur, psychothérapeute, s'adresse à ceux qui soignent ou accompagnent des personnes malades. On y trouvera une réflexion très profonde sur l'écoute qui "fait le lien entre soi et autrui parce qu'elle offre à celui qui s'exprime de se sentir exister, à celui qui écoute de se rassembler dans son choix d'être un vivant écoutant, un écoutant vivant ! L'écoute n'est pas une science, elle ne se limite pas à une technique [...] Elle a sa source ailleurs, dans l'expérience d'un lien entre la capacité de se dire et celle d'écouter".
Mais le lien, l'attachement ne doit pas être fusion : il faut garder la juste distance, car la distance préserve, mais elle ne doit pas être indifférence. "La distance juste est celle où les sentiments, les désirs, les paroles s'écartent d'eux-mêmes sans se perdre en chemin, ils prennent distance des choses et des êtres sans se renier. Cette distance-là [...] laisse à chacun sa tâche de vivre, son pouvoir de créer, son destin de mourir".
A partir de cette notion de lien et de distance, l'auteur nous montre comment mettre en oeuvre une écoute empathique. Et cela ne va pas, bien sûr, sans un profond respect de l'autre, sans un travail préalable de réflexion personnelle sur la souffrance et la mort. Cela ne va pas non plus sans humilité...
Et Claire Kebers nous dit tout cela avec beaucoup de sensibilité et de poésie.

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Le Petit livre de la mort et de la vie (album - Delphine Saulière - Ed. Bayard jeunesse)

La mort, c'est comme... C'est par ce chapitre que commence cet album destiné destiné aux enfants.
La mort, c'est comme une fleur fanée. C'est comme un bateau qui disparaît à l'horizon...
Dans un langage simple, agrémenté d'illustrations, l'auteur répond aux questions que se posent les enfants sur la mort : comment meurt-on ? Pourquoi la mort fait-elle si peur ? Où va-t-on quand on est mort ? Que fait-on du corps ? Peut-on communiquer avec les morts ?...
Des réponses claires, adaptées au monde de l'enfance, et qui invitent à respecter les rites et croyances de tous les hommes quelle que soit leur religion, tout en montrant les limites de certaines pratiques comme le spiritisme, ou de certains choix comme le suicide, mais sans jamais porter de condamnation sur les personnes.

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Où es-tu quand j'ai mal ?

 

Où es-tu quand j'ai mal ? (essai - Bertrand Lebouché, Anne Lécu - Ed. du Cerf, 2005)

Les auteurs de cet ouvrage posent la question du sens de la souffrance : le malheur est une perte irrémédiable , Existe-t-il -malgré cette souffrance de partir sans but- un chemin possible ? Ils vont proposer l'espérance chrétienne qui, si elle n'apporte aucune réponse à l'énigme du malheur, offre cependant à chacun "un sentier praticable" ; on pourra alors être transformé, grandi, sachant que ce n'est pas la souffrance qui fait grandir, mais ce que l'on en fait.
Après avoir décrit comme un exil le malheur lié à la maladie, la vieillesse, la solitude, la mort, les auteurs font référence au Livre de Job : celui-ci, grâce à son malheur, grâce à sa révolte, se rend compte qu'avant il se faisait une fausse image de Dieu, qui n'était qu'une caricature.
Dieu ne va pas apporter une réponse à la question "Qui est responsable de mon malheur, de ma souffrance ?" Dieu se tient sur le seuil, lieu de passage entre la maison et l'extérieur. "Le malheur pousse à traverser cet entre-deux et donc à se tenir sur le seuil [...] C'est dans cet entre-deux que va s'établir la relation entre le malade et le soignant ou l'accompagnant.
C'est là aussi que se tient Dieu "qui maintient les seuils ouverts, et qui fait du tombeau vide le seuil d'un monde nouveau".

"Voici que je me tiens à la porte et je frappe ;
Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte,
j'entrerai chez lui pour souper,
moi près de lui et lui près de moi"
                                       (Apocalypse 3, 26)

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Sauvé des maux (témoignage - Christian Duriez - Ed. Le Livre ouvert / Coll. Source de vie - 2001)

Jeune adulte, l'auteur décrit, dans ce livre, son parcours d'enfant puis d'adolescent atteint d'une polyarthrite rhumatoïde depuis l'âge de 10 ans.
Tout au long de l'ouvrage, accompagné de Moïse, son nounours préféré, il va comparer son cheminement à celui des Hébreux dans la Bible :
   - tout d'abord l'exil et l'esclavage en Egypte (lorsque survient et s'installe la maladie).
   - ensuite la construction de la pyramide dans laquelle il s'enferme, une carapace pour ne pas montrer qu'il a mal et se défendre des remarques méchantes.
   - l'épisode du buisson ardent où Moïse lui dit que ce n'est pas la maladie qui le rend esclave, qu'il peut très bien être heureux tout en étant malade et il l'invite à le suivre pour aller chercher ensemble la Vérité.
   - les dix calamités (par exemple la tentation de vouloir mourir).
   - le passage de la Mer Rouge : c'est alors que Christian décide de suivre Moïse. "Ma peluche dans les bras, j'allais quitter le pays d'Egypte, pays de tristesse, d'esclavage et de révolte, pour redécouvrir, avec les yeux de mon enfance, ce monde où je finirais bien par m'accepter".
   - puis ce sera la marche au désert, le lieu où chacun se révèle. Tout un cheminement bien résumé dans ces lignes : "A dix ans, le joueur de tennis que j'étais est mort. Puis c'était le tour du pharaon, capable de se battre seul. Mon enfance et mon adolescence mourraient peu à peu. Et, à chacun de ces passages, il y avait surtout la peur. La peur de quitter un monde que je connais, de s'en vider, pour aller à l'inconnu. Comme dirait Moïse, c'est 'humain'. Pourtant, à chaque fois, une nouvelle vie commence, pas forcément plus facile, mais toujours plus riche. Je n'aurais pas découvert le désert si le pharaon que j'étais n'était pas mort dans l'eau de la Mer Rouge".

Une traversée du désert qui lui permettra de s'approcher de plus en plus de la Terre promise, le pays du "Vent", la Vérité, l'Essentiel.

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La Tombe est un berceau (Doris Lussier, écrivain québécois)

 

 

 


Je n'ai qu'une toute petite foi naturelle,
fragile, vacillante, bougonneuse et toujours inquiète.
Une foi qui ressemble bien plus à une espérance qu'à une certitude.

Mais voyez-vous, à la courte lumière de ma faible raison,
il m'apparaît irrationnel, absurde, injuste et contradictoire
que la vie humaine ne soit qu'un insignifiant passage
de quelques centaines de jours sur cette terre ingrate et somptueuse.

Il me semble impensable que la vie, une fois commencée,
se termine bêtement par une triste dissolution dans la matière,
et que l'âme, comme une splendeur éphémère, sombre dans le néant
après avoir inutilement été le lieu spirituel et sensible de si prodigieuses clartés, de si riches espérances et de si douces affections.

Il me paraît répugner à la raison de l'homme autant qu'à la providence de Dieu que l'existence ne soit que temporelle et qu'un être humain n'ait pas plus de valeur et d'autre destin qu'un caillou.

J'ai déjà vécu beaucoup plus que la moitié de ma vie; je sais que je suis sur l'autre versant des cimes et que j'ai plus de passé que d'avenir.
Alors j'ai sagement apprivoisé l'idée de ma mort.
Je l'ai domestiquée et j'en ai fait ma compagne si quotidienne
qu'elle ne m'effraie plus…ou presque.

Au contraire, elle va jusqu'à m'inspirer des pensées de joie.
On dirait que la mort m'apprend à vivre.
Si bien que j'en suis venu à penser que la vraie mort, ce n'est pas mourir,
c'est perdre sa raison de vivre.
Et bientôt, quand ce sera mon tour de monter derrière les étoiles, et de passer de l'autre côté du mystère, je saurai alors quelle était ma raison de vivre.
Pas avant.
 

Mourir, c'est savoir, enfin.
Sans l'espérance, non seulement la mort n'a plus de sens,
mais la vie non plus n'en a pas.

Ce que je trouve beau dans le destin humain, malgré son apparente cruauté, c’est que, pour moi, mourir, ce n’est pas finir, c’est continuer autrement.
Un être humain qui s’éteint, ce n’est pas un mortel qui finit,
c’est un immortel qui commence.

La tombe est un berceau.
Mourir au monde, c'est naître à l'éternité.

Car la mort n'est que la porte noire qui s'ouvre sur la lumière.  
 La mort ne peut pas tuer ce qui ne meurt pas. Or notre âme est immortelle.
Il n’y a qu’une chose qui peut justifier la mort…. C’est l’immortalité.

Mourir, au fond, c’est peut-être aussi beau que de naître.
Est-ce que le soleil couchant n’est pas aussi beau que le soleil levant ?
Un bateau qui arrive à bon port, n’est-ce pas un événement heureux ?

Et si naître n’est qu’une façon douloureuse d’accéder au bonheur de la vie,
pourquoi mourir ne serait-il pas qu’une façon douloureuse
de devenir heureux ?

La plus jolie chose que j'ai lue sur la mort, c'est Victor Hugo qui l'a écrite.
C'est un admirable chant d'espérance en même temps qu'un poème d'immortalité.

"Je dis que le tombeau qui sur la mort se ferme
Ouvre le firmament,
Et que ce qu'ici bas nous prenons pour le terme
Est le commencement."

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        PÉLERINAGES

Passants de Compostelle (témoignages - Jean-Claude Bourlès - Ed. Petite Bibliothèque Payot)

Passant (ou pèlerin) de Compostelle, l'auteur l'est lui-même. Ce livre est écrit à partir des témoignages de ceux qu'il a rencontrés sur les routes : les marcheurs mais aussi les commerçants, les agriculteurs, les hôtes des gites qui accueillent les pèlerins. Le chemin de Compostelle, longue randonnée pour les uns, expérience spirituelle pour les autres, ne laisse personne indifférent...

 

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Compostelle, l'autre chemin (témoignage - Brigitte Guilhot - Ed. Cheminements)

Pendant cinq semaines, l'auteur a marché sur les routes françaises du chemin de Compostelle. Pourquoi ce chemin ? Pour marquer une nouvelle étape de sa vie : ses cinquante ans. Ces pages décrivent le quotidien des marcheurs de Compostelle. Au bout de son itinéraire, l'auteur n'aura rien trouvé de plus qu'au départ, mais que de découvertes et de richesses SUR le chemin ! Ce qui a changé, au fil des kilomètres et des étapes, c'est son regard sur les gens et les choses...

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Web

 

A propos de Compostelle, des sites internet :

www.chemins-compostelle.com/ : site de l'ACIR (Association de coopération interrégionale "Les Chemins de saint-Jacques de Compostelle"), association ayant pour but une requalification culturelle et pédagogique des anciens itinéraires de pèlerinage.

www.compostelle2000.com/ : "Compostelle 2000", association proposant une aide personnalisée aux pèlerins et randonneurs pour se préparer physiquement, matériellement et mentalement.

www.chemindecompostelle.com/ : un site clair et complet, donnant des conseils et informations pratiques à qui veut faire le pèlerinage, ainsi qu'un historique du Chemin.

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PRENDRE SOIN

 

 La Vieille femme grincheuse (texte trouvé, par les soignants d'un service de gériatrie, dans les affaires d'une vieille dame après sa mort)

 

 

 

Que vois-tu, toi qui me soignes, que vois-tu ?
Quand tu me regardes, que penses-tu ?

Une vieille femme grincheuse, un peu folle, le regard perdu, qui n'y est plus tout à fait,
Qui bave quand elle mange et ne répond jamais,
Qui, quand tu dis d'une voix forte "essayez",
Semble ne prêter aucune attention à ce que tu fais,
Et ne cesse de perdre ses chaussures et ses bas,
Qui, docile ou non, te laisse faire à ta guise,
le bain et les repas pour occuper la longue journée grise.
C'est ça que tu penses, c'est ça que tu vois ?
Alors, ouvre les yeux, ce n'est pas moi.

Je vais te dire qui je suis, assise là si tranquille,
me déplaçant à ton ordre, mangeant quand tu veux :
Je suis la dernière de dix, avec un père et une mère,
des frères et des soeurs qui s'aiment entre eux.
Une jeune fille de seize ans, des ailes aux pieds,
Rêvant que bientôt, elle rencontrera un fiancé.
Mariée déjà à vingt ans.
Mon coeur bondit de joie au souvenir des voeux que j'ai faits ce jour-là.

J'ai vingt-cinq ans maintenant et un enfant à moi
Qui a besoin de moi pour lui construire une maison.
Une femme de trente ans, mon enfant grandit vite,
Nous sommes liés l'un à l'autre par des liens qui dureront.

Quarante ans, bientôt il ne sera plus là.
mais mon homme est à mes côtés qui veille sur moi.

Cinquante ans, à nouveau jouent autour de moi des bébés ;
Nous revoilà avec des enfants mon bien-aimé et moi.
Arrivent les jours noirs, mon mari meurt.
Je regarde vers le futur en frémissant de peur,
Car mes enfants sont tous occupés à élever les leurs,
Et je pense aux années et à l'amour que j'ai connus.

Je suis vieille maintenant, et la nature est cruelle,
Qui s'amuse à faire passer la vieillesse pour folle.
Mon corps s'en va, la grâce et la force m'abandonnent,
Et il y a maintenant une pierre, là où jadis j'eus un coeur.
Mais dans cette vieille carcasse, la jeune fille demeure,
Dont le vieux coeur se gonfle sans relâche.
Je me souviens des joies, je me souviens des peines,
Et à nouveau je sens ma vie et j'aime.
Je repense aux années trop courtes et trop vite passées,
Et accepte cette réalité implacable que rien ne peut durer.

Ouvre les yeux, toi qui me soignes et regarde...
regarde mieux, tu me verras !

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        PRIÈRE

 


 

Prières (recueil - Michel Quoist - Ed. de l'Atelier)

Cet ouvrage a été publié pour la première fois en 1954 mais il peut très bien se transposer en ce début de XXIe siècle ! L'auteur y propose, pour différents âges de la vie et pour différentes circonstances, de très belles prières toutes simples, correspondant à des situations rencontrées dans le quotidien.

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Pour accompagner la prière des personnes malades (guide - M. Langlois, J-M. Humeau - Ed. du Signe)

Cet ouvrage montre comment on peut proposer une prière chrétienne en accompagnement de malades. Il nous dit aussi comment l'on peut prier avec des personnes d'autres confessions et religions. Comment prier pour porter la communion, comment prier dans certaines circonstances : prendre une décision concernant sa santé, lors d'une (re)conversion, lorsque la personne se sent rejetée par l'Eglise, lorsqu'elle est révoltée, pour demander la grâce du pardon, pour vivre le grand-âge, pour supporter la dépendance, lorsque la mort est proche...

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trois, mains, 
tenue, brûler. 
fotosearch - recherchez 
des photos, des 
images et des 
cliparts

 

J'étais malade et vous m'avez visité (guide et recueil - Pastorale de la Santé - Ed. Salavator)

Parcours de formation pour visiteurs de malades dans le cadre de la Pastorale de la Santé. les auteurs posent d'abord la question de l'appel qui a conduit le visiteur à prendre la décision d'accompagner des malades. Puis l'ouvrage aborde notamment ces sujets :
- la force de l'onction pour traverser l'épreuve,
- l'Eucharistie célébrée avec les malades
- jusqu'à la mort accompagner la vie.
A chaque fois sont proposées des prières pouvant correspondre, ou que l'on peut adapter, à la situation concrète des malades rencontrés.

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Pour vivre, la vie a besoin de la mort (un texte de Jean Debruynne cité dans l'ouvrage ci-dessus) :

 

 

 

 

pissenlit, vie, 
cycle. fotosearch 
- recherchez des 
photos, des images 
et des cliparts

Avec toujours cette peur
qui nous tient le ventre,
nous tentons d'éloigner la mort
en la rejetant
le plus loin possible
à la fin de la vie...

Comme si la mort n'existait
que le jour
de notre enterrement !

La vraie question est là :
la mort nous fait peur,
et ceux qui sont les plus fiers
devant la mort
sont sans doute ceux
qui ont le plus peur...

 A force de jouer à cache-cache
avec la mort,
on se joue la comédie.
A force de tricher avec la mort,
on triche avec sa mort.
On croit se battre
contre le temps

 

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en jouant les prolongations...
Mais
on n'éloigne pas la mort,
elle nous précède.
Tout ce qui dure ne se maintient 
que parce qu'il n'est pas vivant.
Les cailloux ne meurent pas,
faute de vivre.
Il n'y a pas de vie sans mort.
Pour vivre,
la vie a besoin de la mort !

La vie est mouvement,
elle devient, elle change,
elle se transforme.
La vie naît et meurt.

Nous avons fait de la vie
la salle d'attente de la mort.

Et si c'était la mort
qui était la salle d'accouchement
de la vie ?

C'est tout au moins ainsi 
que Dieu fait...

 

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 Web

 

Oraweb, l'oasis de prière du web
http://www.oraweb.net/

Internet peut favoriser la communion par la prière. Ce site propose :
- un espace de prière (conseils pour se recueillir, textes du jour, prier seul et en couple...),
- une école de prière,
- une rubrique consacrée à Marie.
Pour les émissions religieuses et/ou offices liturgiques :
- un lien vers radio Espérance,
- un lien vers KTO TV.
un site de qualité, tant pour la présentation que pour le contenu, avec de très belles icônes.

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Bénis, Seigneur, ceux qui adoucissent mes jours (texte extrait - Esther Mary Walker - Oser prier Dieu)

 

 

Bénis, Seigneur, ceux qui comprennent
mon pas hésitant et ma main tremblante.

Bénis ceux qui savent qu'aujourd'hui
mes oreilles vont peiner pour entendre.

Bénis ceux qui détournent les yeux
s'il m'arrive de renverser mon café le matin.

Bénis ceux qui ne disent jamais :
"C'est la seconde fois de la journée
que vous racontez cette histoire".

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Bénis ceux qui ont le don de me faire évoquer
les jours heureux d'autrefois.

Bénis ceux qui font de moi un être aimé,
respecté et non pas abandonné.

Bénis ceux qui devinent que je ne sais plus
comment trouver la force de porter ma croix.

Bénis ceux qui adoucissent par leur amour
les jours qui me restent à vivre
en ce dernier voyage vers la maison du Père.

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        TÉMOIGNAGES DE VIE  

 

 

Je commande : Plus fort que la haine - Tim Guénard (Presses de la Renaissance)

Plus fort que la haine (Tim Guénard - Ed. J'ai lu, 2000)

La haine, Tim Guénard l'a connue très jeune. Abandonné à l'âge de trois ans par sa mère qui l'a attaché à un poteau électrique en pleine campagne, avant de rejoindre "le nouvel homme de sa vie"... Puis régulièrement battu à mort par son père rendu fou par l'alcool... 
La situation ne s'arrange pas lorsque celui-ci se remarie et que sa femme vient vivre à la maison avec ses propres enfants. Méprisé, maltraité, il ira, à quatre ans, se réfugier tous les jours dans la niche du chien. A cinq ans, c'est l'hôpital : après un coma provoqué par les coups violents de son père, il y restera deux ans et demi. Puis c'est l'Assistance Publique et la clinique d'internement. Après avoir été placé en pension chez une fermière à l'âge de neuf ans, il se retrouve, à onze ans, dans une maison de correction. Il s'en échappe à l'âge de douze ans et réussit à s'enfuir jusqu'à Paris. Livré à lui-même et aux mauvaises rencontres, il tombe complètement dans la délinquance.
Heureusement, il rencontrera aussi des personnes qui l'aideront tels monsieur Léon et la femme juge. C'est ainsi qu'il entrera en apprentissage dans la sculpture. Puis il connaîtra le monde de la boxe où il trouvera début d'équilibre et victoires.
C'est alors qu'à dix-huit ans il rencontre un stagiaire en maçonnerie comme lui, Jean-Marie, qui parle toujours du Bon Dieu. Très peu enclin à croire, Tim est cependant intrigué par ce jeune homme d'apparence fragile mais qui "parle avec ses tripes" et n'évite pas les contradicteurs. Par son intermédiaire, Tim va connaître une communauté du foyer de l'Arche de Compiègne, fondée par Jean Vanier *. Là, on accueille une dizaine de personnes handicapées mentales. Tim va les fréquenter de plus en plus souvent et c'est, pour lui, le début d'un long cheminement qui le mènera à la conversion. Un prêtre va avoir, là, une influence décisive :

"Mes tripes de jeune frimeur sont tout d'un coup bouleversées par ce saint. Ce poinçonneur de Deu qui aide à entrer dans le Royaume sans exiger de ticket, ni de certificat de baptême. (...)
Plus je reçois le Pardon de Jésus, plus je me sens acculé à une évidence dans mon intimité profonde : je dois changer ma façon de vivre. Impossible de reconstruire ma vie sur les "valeurs" qui m'ont permis de survivre : la vengeance, la méfiance, la violence... C'est un chemin inconnu pour moi, le vrai combat est là, il commence".

Tim persévérera sur ce chemin... Ce qu'il est devenu aujourd'hui est la preuve vivante que le miracle de l'amour peut faire émerger le bon enfoui dans un être humain, aussi bas soit-il tombé !

* Pour en savoir plus sur les communautés de l'Arche fondées par Jean Vanier, on peut consulter ce site : www.arche-france.org 

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        VIE

 


Acheter 'LES JOURS, LES MOIS, LES ANNEES', Yan Lianke, 2009

 

Les Jours, les mois, les années (Lianke Yan - Ed. Philippe Picquier, 2009)

   Dans ce village de montagne, déserté par ses habitants à cause de la sécheresse, ne restent plus qu'un vieil homme - l'aïeul - et son chien aveugle. L'aïeul reste au village qu'il se promet de ne jamais quitter. Il se donne pour but de prendre soin de l'unique pied de maïs restant, espérant qu'à leur retour les villageois puissent en semer les grains.
   Chaque jour, accompagné de " l'aveugle", son chien qui le suit fidèlement, l'aïeul soigne son pied de maïs. Les moments d'espoir et, plus souvent, de difficultés se succèdent mais jamais le vieil homme n'abandonne.
   Une belle histoire à l'intrigue dépouillée qui reflète bien l'atmosphère hostile de ce paysage torride et stérile, soulignant d'autant mieux la ténacité du personnage et nous montrant que, malgré sa fragilité, la vie gagne toujours.
   Un roman très bien écrit et plein de poésie, touchant par cette foi en la vie jaillissant au coeur même de l'aridité.

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