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LITTERATURE  de  JEUNESSE

 

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des histoires de grands-parents pour les enfants

Pépé la Boulange (Yvon Mauffret - Ed. Ecole des loisirs)

Julien Granger a 72 ans et il habite Paris où il était boulanger. Son petit-fils, Thomas, l'accompagne à Belle-Ile, pays natal de Julien qui y retrouve ses vieux souvenirs d'enfance, encore bien vivants. Pendant le voyage et au cours du séjour à Belle-Ile, Thomas et son grand-père vont apprendre à se connaître et devenir de plus en plus complices... Un récit plein d'humour et de tendresse.

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Un Grand-père tombé du ciel (Yaël Hassan - Ed. Casterman)

Léah, dix ans, vit à Paris avec ses parents. Ils n'ont pas d'autre famille, et ce qui manque le plus à Léah c'est de ne pas avoir de grands-parents. Un jour elle apprend qu'elle a un grand-père habitant en Amérique et qu'il va venir habiter chez elle. Léah s'en réjouit. Mais le grand-père se révèle comme un être dur et autoritaire. Les premiers contacts vont être difficiles mais, peu à peu, ces deux "étrangers" vont s'apprivoiser. Léah découvrira que son grand-père cachait en réalité, une grande souffrance remontant à la période des camps de concentration lors de la Deuxième Guerre mondiale... Une histoire émouvante et drôle à la fois.

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Manon et Mamina (Yaël Hassan - Ed. Casterman)

Ce n'est pas parce qu'elle a soixante-dix ans que Mamina est décidée à vivre comme une vieille dame. Et, comme elle n'a pas l'intention de se laisser dicter sa conduite par son entourage qui veut qu'elle vende sa maison, elle part sans laisser d'adresse. Sac à dos, chaussures de marche... Elle prend le train pour les plages de la Mer du Nord. C'est là qu'elle rencontre Manon, une fillette de onze ans, qui a fait une fugue. Peu à peu elles se confient l'une à l'autre et, entre elles, naît une amitié pleine de complicité.

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Quand Anna riait (Yaël Hassan - Ed. Casterman)

Simon, le narrateur, et sa cousine Déborah passent leurs grandes vacances et leurs week-ends avec leur grand-père Jacques, leurs parents et leurs autres cousins, dans la maison familiale en bordure de la Marne ; ils l'appellent la Datcha en souvenir des origines russes du grand-père. Mais c'est un été pluvieux et les enfants s'ennuient. Simon et Déborah vont alors explorer le grenier ; ils trouvent une photo des années 1940 : leur grand-père en compagnie d'une jolie et souriante jeune fille ; ils ont alors environ 15 ou 16 ans. Mais cette jeune fille ne ressemble pas du tout à leur grand-mère Régine, morte depuis quelque temps. D'ailleurs, derrière la photo, il y a son prénom : Anna. Les enfants sont intrigués et décident de mener leur enquête. Ils finissent par trouver un cahier qui semble être le journal intime de leur grand-père à l'époque.
Vont-ils découvrir qui était Anna ? Pour quelle raison leur grand-père va-t-il tous les 1er juillet, comme en pèlerinage, rue du Chemin Vert à Paris, s'attardant quelque temps devant l'un des immeubles ? Et pourquoi n'en parle-t-il pas ? Pourquoi semble-t-il toujours triste et lointain ? Quel est son secret ?...

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Mamie mystère (Marie-Sophie Vermot - Ed. Milan)

Habituellement en juillet, Alice allait, avec ses parents, rejoindre ses grands-parents dans leur maison près de Bordeaux. Mais cette année, ses parents ont divorcé, alors elle voyage seule par le train. Et puis Manga, sa grand-mère, sera seule à l'attendre à la gare car son grand-père est mort à l'automne. Pendant le trajet Alice, en pensée, revoit sa grand-mère, vêtue des tenues originales et colorées qu'elle cousait elle-même. Mais quelle n'est pas sa surprise lorsqu'elle retrouve Manga à la gare ! Elle la reconnaît à peine : elle est habillée d'un caleçon et d'un vieux pull noirs, et son visage est creusé. Dans la voiture, Manga a une attitude bizarre et elle ne parle presque pas. Elles arrivent enfin à la maison, où Manga a réservé une surprise à Alice : c'est Mattéo, un neveu d'amis, qu'elle a invité pour lui tenir compagnie, ce qui n'enchante guère la fillette. Au fur et à mesure que les jours passent, de plus en plus Alice se rend compte que sa grand-mère ne va pas bien et qu'elle est très triste. Elle essaie de téléphoner à sa mère, puis à son père pour les avertir, mais ils ne l'écoutent pas et ne la prennent pas au sérieux. Un matin, Manga a disparu. Elle ne sera retrouvée que dans la nuit par les policiers : elle avait traversé la rivière en barque pour se rendre au vieux lavoir, où elle avait connu son mari. Elle n'avait pas pu revenir avant la nuit à cause de l'orage. Manga est transportée à la clinique ; on explique à Alice que c'est pour soigner sa dépression et qu'ensuite sa grand-mère pourra rentrer chez elle à condition de retourner régulièrement en consultation.
Ce roman , qui s'adresse à des enfants de 9-10 ans, peut être un bon tremplin pour un dialogue adulte-enfant sur les questions de mort et de deuil.

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Mémé, t'as du courrier (Jo Hoestland - Ed. Nathan)

Ce livre se présente sous la forme d'une correspondance entre une fillette de douze ans et son arrière grand-mère. En effet, pour s'entraîner à taper sur le clavier de l'ordinateur, Annabelle a décidé d'écrire des lettres à sa "Mémé".
Elles échangent de façon très directe : Annabelle dit tout ce qu'elle pense et ce qui lui semble étrange chez son arrière grand-mère qui "radote" un peu ; cette dernière, non dépourvue d'humour, ne se prive pas non plus pour dire ce qu'elle pense à la fillette. Ce dialogue, au départ, pourrait sembler insignifiant, comme un bavardage banal entre deux personnes qui ne se connaissent pas. Mais, au fil des semaines, elles vont "s'apprivoiser" et le contenu des lettres devient de plus en plus riche. Annabelle confie à Mémé des secrets qu'elle n'a partagés avec personne, comme cette rupture d'amitié à la suite d'une dispute avec sa meilleure amie. Et elle est tout émue de la réponse de la grand-mère lui disant qu'elle a vécu la même chose à son âge, et lui suggérant la façon dont elle pourrait surmonter ses soucis.
Avec cette complicité qui s'installe vient aussi la tendresse. Annabelle fait de moins en moins attention aux "radoteries" et elle est de plus en plus sensible à ce que lui apporte Mémé : son attention, sa compréhension, son affection et ses messages à la fois si simples et si profonds. Ainsi, à la veille de l'opération qu'elle doit subir, l'infirmière plaisante à propos de testament ; Mémé, dans sa lettre entamée à Annabelle, écrit alors :
" Je n'ai pas trop de choses à léguer. Le plus important, c'est cela : Ne reporte jamais au lendemain l'amour que tu peux donner le jour-même".
Et lorsque, après un malaise cardiaque, on craint le pire pour la vieille dame, Annabelle lui écrit pour lui demander de ne pas mourir. Mémé se remettra de ce malaise mais, dans la lettre sur laquelle se referme ce livre, elle dira à Annabelle :
" On serait tenté de se dire que la mort c'est le contraire de la vie... Eh bien moi je peux te dire que c'est faux.
Quand je sentais la mort approcher, c'était seulement comme si mon corps était devenu trop gênant, qu'il m'empêchait de vivre maintenant, et d'être libre vraiment. C'était juste que je n'en pouvais plus de ce corps, mais pas de la vie, oh non ! pas de la vie, Annabelle... Je voulais te dire cela pour la prochaine fois... celle où je mourrai vraiment.
Tu pourras alors écouter les grandes orgues en te disant : la mort n'est pas le contraire de la vie. Juste l'autre côté peut-être, l'envers de la vie".
Cet ouvrage, destiné aux jeunes lecteurs de 9 à 13 ans, est à la fois plein d'humour, de tendresse et d'émotion.

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